alzbeta

 

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ivanuska

 

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* ALZBETA HLUCHA         ( solo) 2007

* ALZBETA .....                       (duo)   2008

* IVANUSKA                           (trio) 2009


CREATIONS 2007-08

 

Titres : ALZBETA HLUCHA (solo)
ALZBETA (duo)
Concept : EVA KLIMACKOVA
Danse : EVA KLIMACKOVA,
CONSTANTIN LEU
Musique : ARAMIS MAZER
Costume : JANA KUZMOVA
Vidéo tournage : JURAJ KYSKA
Vidéo graphie : SOFY ARASSE
Lumières : THIERRY DERET
Photos : PHILIPPE DEUTSCH
Durée du solo : 20 min
Durée du duo : 30 min

 

Avec le soutien de :

L’ATELIER DE PARIS – CAROLYN CARLSON   www.atelierdeparis.org
CCN d’ORLEANS – Prêt de studio   www.josefnadj.com
Le Studio Regarde du cygne  www.leregarducygne.com
LA GRANGE DU PIERRON, Lailly en Val   www.laGrangeduPierron.fr 

 

Alzbeta est une pièce cruelle sans le  vouloir comme un numéro inconnu. Une autodidaction festive et sérieuse par son absurdité, sa violence et sa naïveté, inspirée par les animaux et les humains.

 

solo            ALZBETA HLUCHA            

Perdue au milieu de nulle part,

dans un silence absolu

elle, avec sa cage vide...

Cachée derrière un costume empreint de gravité

se dévoile une bête sauvage et gentille,

folle et provocante, pudique et spontanée,

naïve et violente par sa douceur.

 

Le personnage, mi-animal mi-humain, est un drôle de mélange; plein de paradoxes.

Tout ce qui n’est pas possible est normal pour lui.

Tout ce qui est inimaginable est tout à fait évident.

Tout ce qui ne va pas ensemble crée une harmonie parfaite dans son monde.

Il a sa propre poésie, ses règles, ses rituels, sa propre physicalité et musicalité de gestes, ses arrêts.

Ça part dans tous les sens, sans aucune restriction; des mouvements contradictoires apparemment chaotiques, mais pourtant coordonnés et harmonieux.

 

duo                ALZBETA

Cette histoire, inspirée par les contes féeriques, se situe hors du temps. Elle s’est construite dans la rencontre de deux personnages, assez étranges. Leur relation ludique et sauvage évolue d’une façon surréelle, mais absolument sérieuse.  Les évidences ne le restent pas très longtemps.

L’ambiance est celle des villages de l’Europe de l’est où la fête se teinte de mélancolie et de morbidité. La violence interne, l’obsession, l’animalité, la sauvagerie et la retenue ont été abordées par le versant physique délivrant une danse aussi tragique que drôle.

 

 

CREATION 2009 :

Titres : IVANUSKA (trio)
Concept : EVA KLIMACKOVA
Danse/chorégraphie : EVA KLIMACKOVA,
CONSTANTIN LEU
Musique : PASCAL BATTUS
Plasticien : BRICE MATHEY
http: //brice.mathey.free.fr
Lumières : CEDRIC TALPIN
Durée du trio: 57 min

 

Avec le soutien résidences de création :

printemps 2009 - l’Atelier de Paris - Carolyn Carlson
Juillet 2009 - Danse à tous les étages, Brest dans le cadre de résidence en partenariat avec Le Quartz
Septembre 2009 - Le Pacifique | CDC Grenoble
Octobre 2009 – DanseDense à Pantin

 


«…Il fait nuit. Elle fait quelques pas, aperçoit une boîte aux lettres et y jette son passeport. Ayant le sentiment que quelqu’un allait venir – «un envoyé», car on sait, qu’elle est en difficulté à présent…»

                                                                                                                     Unika Zurn – L’Homme-Jasmin, page 46

«…Quand elle essaie de lire, les lignes se chevauchent et se mélangent. Le médecin lui fait dessiner un simple carré. Impossible. Les quatre lignes ne se recoupent pas. Quand elle remue la main ce mouvement l’effraie, comme si cette main n’était pas la sienne, comme si elle appartenait à un autre corps que le sien. Un peu plus tard elle essaie de dessiner la tête d’un animal et ne peut venir à bout de ce problème : casser les dents de l’animal à l’intérieur de la gueule – elle les dessine à coté de la tête. Son sens de l’orientation est perturbé…»
                                                                                                                           Unika Zurn – L’Homme-Jasmin, page 86

 

Pour cette création, Je veux plonger dans un chaos pour retrouver un monde en soi, l’enfance et l’imaginaire qu’on a perdu ou qui nous a été interdit. Inspirée par l’Art brut et l’Art des fous j’aimerais retourner la peau du cliché des marginaux, des fous, des clochards ... laisser sentir plutôt que comprendre, donner une permission au chaos, ouvrir. Au-delà de la première impression effrayante, violente et sauvage j’aimerais me rapprocher de la part de poésie, de rêve, de légèreté, de beauté, d’abandon, d’acceptation et d’enfance chez ces gens qui vivent hors du réel.
Malgré toute cette désespérance, misère et souffrance insondables, j’aimerais chercher une vision, une forme onirique, belle et douce de leur folie intérieure, de leur sauvagerie infantile, de leur poésie absurde, eux qui vivent dans un monde imaginaire, dans une réalité impénétrable. Dans cette recherche nous passons par l’état du corps, pour trouver une physicalité singulière des gens «hors normes», qui ont «abandonné» l’image et le contrôle de leur corps. Ils vivent plus dans l’instant, dans la spontanéité des gestes et des émotions. Leurs tics et tocs, dynamique, rythme, répétitions, obsessions, rituels, passions… sont souvent très spécifiques, radicaux et marqués.

Leurs corps comme leurs maisons sont habités par la danse avec un vocabulaire bien à eux. Ces corps / maisons abandonnés, détruits, nous allons les visiter pour sentir l’odeur des ruines et du vide, toucher le passé inconnu qui reste en nous. Aborder les fantômes d’un oubli et d’une folie douce.